...Il faisait beau en cet après-midi de février finissant même si quelques nuages épars, blancs, vidés de leur humidité, parsemaient encore le ciel délavé. Il y’avait eu de fortes   averses en matinée, et le ciel avait été pendant des heures une alternance d’ombres pluvieuses et de trouées d’azur étincelant. Le ciel s’assombrissait progressivement  par l’ouest, zébré d’éclairs qui jetaient par intermittence des flots de lumière drue jusqu’ à l’intérieur des maisons. Puis l’orage éclatait, sur fonds de tonnerre assourdissant. La pluie tombait drue, obligeant les passants, mais aussi les chats et les chiens en maraude, à  courir s’abriter. Puis, quelques minutes plus tard, le soleil,  souverain du ciel pour les  mois à venir,  écartait  les nuages  et répandait sa chaleureuse lumière.  Et les vapeurs montaient de la terre gorgée  d’eau et de soleil. Un immense arc en ciel, thislith banzar,  avait enjambé majestueusement les collines et se perdait quelque part, avec son auréole de mystère,  dans la montagne. Tassadit s’attarda a le contempler, méditative. Qui sait ou débute et finit un arc en ciel?...